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Les prompts SEO ChatGPT qui servent vraiment

Tu as déjà croisé la liste des « 100 prompts SEO à copier-coller ». Tu en as testé trois ou quatre. Tu as reçu du texte propre, bien découpé, avec des intertitres et des puces — et parfaitement inutilisable, parce qu'il aurait pu sortir pour n'importe quel site de n'importe quel secteur. Ce n'est pas un problème de formulation. Un prompt SEO, c'est une petite part d'instruction et une grande part de données que tu apportes toi-même : privé de tes données, le modèle ne peut produire qu'une moyenne de ce qui existe déjà. Cet article te donne l'anatomie d'un prompt qui tient debout, six prompts prêts à coller par étape du travail SEO, les trois demandes à ne jamais faire, et le protocole de vérification avant mise en ligne.

Franck Neuenschwander
Par Franck NeuenschwanderCo-fondateur et CEO, Botanik
Publié le 6 août 2026 · 13 min de lecture
Franck Neuenschwander
Franck Neuenschwander
Co-fondateur et CEO, Botanik
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Franck a piloté le SEO en interne côté annonceur pendant quatorze ans avant de prendre la tête de Botanik, agence SEO/GEO française.
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Ce qu'un prompt SEO peut faire — et ce qu'il ne fera jamais

On pose la limite avant la promesse, ça évite les mauvaises surprises en réunion client.

Ce que le modèle fait bien

Structurer. Classer. Reformuler à volume. Produire trente variantes d'une même idée sans se lasser. Critiquer un texte que tu lui soumets, ligne à ligne, sans ménagement si tu le lui demandes.

Relis cette liste : ce sont toutes des opérations sur une matière première. Tu apportes la matière, il fait la manipulation. Trier plusieurs centaines de requêtes par intention, c'est de la mise en forme, pas de la stratégie — donc c'est exactement le genre de tâche à lui confier. La stratégie reste de ton côté du clavier.

Ce qu'il ne mesure pas

ChatGPT ne dispose pas nativement des volumes de recherche. Sans navigation activée, il ne voit pas la SERP telle qu'elle est aujourd'hui : il travaille sur ce qu'il a appris, pas sur ce qui est en ligne. Il ne crawle pas ton site. Il ne connaît ni ton trafic, ni tes positions, ni tes backlinks.

La conséquence, sèchement : quand tu lui demandes une donnée qu'il n'a pas, il ne dit pas non. Il génère une réponse plausible. Un tableau bien aligné, des chiffres ronds, une mise en forme irréprochable — et rien derrière. Rien dans la mise en forme ne distingue le mesuré de l'inventé : le tableau inventé a l'allure du tableau mesuré. Quand la navigation est active, une source citée te donne un fil à tirer — encore faut-il l'ouvrir. Sans source ouvrable, tu ne peux pas trancher depuis la réponse.

D'où la règle qui gouverne tout le reste de cet article : ne lui demande jamais un fait que tu comptes publier. Demande-lui de travailler un fait que tu apportes.

L'anatomie d'un prompt SEO qui produit du travail utilisable

Une liste de prompts te rend dépendant de la liste. La structure te rend autonome. Un bon prompt SEO ChatGPT tient en cinq blocs, toujours les mêmes.

Les cinq blocs

1. Le rôle et le niveau d'exigence. « Tu es consultant SEO senior, tu rends un livrable qu'un client va relire. » Ça cadre le registre et coupe le bavardage. 2. Le contexte business. Qui tu es, à qui tu parles, ce que tu vends, ce que tu ne vends pas. Trois lignes suffisent — sans elles, le modèle écrit pour un secteur moyen. 3. Les données brutes, collées dans le prompt. Ton export Search Console, ta liste d'URLs, les H1 et H2 que tu es allé relever à la main sur la SERP, ton brouillon existant. Le bloc le plus long, et celui qui fait la valeur du résultat. 4. Les contraintes négatives. « N'invente aucun chiffre. N'ajoute aucune source. Si une donnée te manque, écris "donnée manquante" au lieu de la produire. » Sans ce bloc, rien dans ton prompt ne s'oppose à l'invention : tu demandes un tableau complet, tu obtiens un tableau complet. 5. Le format de sortie. Tableau, colonnes nommées, nombre de lignes attendu. Un livrable qu'on colle dans un rétroplanning, pas un essai.

Avant / après

Avant : « Donne-moi des idées d'articles sur le CRM. » Tu obtiendras vingt titres corrects que tes concurrents ont déjà publiés, puisque c'est de là qu'ils viennent.

Après, le même besoin reconstruit avec les cinq blocs : « Tu es consultant SEO senior. J'édite un CRM pour PME industrielles de 20 à 200 salariés ; on vend l'implémentation, pas la licence seule. Voici les 60 requêtes sur lesquelles le site prend des impressions sans clic [export collé]. Voici les 12 articles déjà publiés, résumés en une ligne [liste collée]. Propose 10 angles qui ne recoupent aucun des 12 existants, chacun rattaché à au moins une requête de l'export. N'invente aucune requête absente de l'export, aucun volume, aucune statistique de marché. Sortie : tableau angle | requête rattachée | intention | promesse en une phrase. »

Le second prompt est long. Il est moche. C'est celui des deux dont la sortie demande le moins de réécriture avant d'entrer dans un planning éditorial.

Les prompts qui servent vraiment, par étape

Six prompts, un par étape du travail. Les crochets sont à remplacer par tes données. Chacun est un gain de mise en forme — aucun n'est un gain de stratégie, et méfie-toi de ceux qui te vendent l'inverse.

1. Trier une liste de requêtes par intention

À coller avec : ton export Search Console ou ton outil de mots-clés, plus ta liste d'URLs avec leur sujet en une ligne.

``` Tu es consultant SEO senior. Contexte : [entreprise] vend [offre] à [cible]. Voici un export de requêtes (colonnes : requête, impressions, clics, position moyenne, page) : [colle l'export]. Voici mes URLs avec leur sujet en une ligne : [colle la liste]. 1. Classe chaque requête par intention : informationnelle, comparative, transactionnelle, navigationnelle. 2. Attribue à chaque requête une page cible prise UNIQUEMENT dans ma liste d'URLs. 3. Signale les requêtes qui apparaissent sur deux pages différentes dans l'export : cannibalisation suspectée. N'invente aucune requête, aucun volume, aucune ligne absente de l'export. Si une requête ne rentre dans aucune intention, écris « à trancher ». Sortie : tableau requête | intention | page cible | cannibalisation suspectée | commentaire. ```

À vérifier : le nombre de lignes doit être exactement celui de ton export. Une ligne en plus, c'est une requête inventée.

2. Transformer 5 SERP concurrentes en plan

À coller avec : les H1 et H2 que tu vas relever toi-même sur les cinq premiers résultats. Oui, à la main. C'est là que passe la valeur : sans navigation, le modèle ne voit pas cette SERP ; toi si.

``` Tu es consultant SEO senior. Sujet : [requête cible]. Contexte : [entreprise], [cible], [offre]. Voici les H1 et H2 des 5 premiers résultats, relevés aujourd'hui : [colle les 5 structures]. 1. Liste les sujets traités par au moins 3 des 5 pages : c'est le socle attendu. 2. Liste les sujets traités par une seule page : ce sont les angles peu couverts. 3. Liste ce qu'aucune ne traite et qui découle de mon contexte business. 4. Propose un plan H2/H3 qui couvre le socle en moins de place que les concurrents et développe le point 3. Ne te base que sur les structures collées. Ne suppose aucun contenu que je ne t'ai pas donné. Sortie : les 3 listes, puis le plan. ```

À vérifier : que le point 3 vienne bien de ton contexte, et pas d'une généralité applicable à tout le secteur.

3. Faire critiquer ton brouillon plutôt que le faire écrire

Celui-ci inverse le sens du travail : c'est toi qui écris, et le modèle qui cherche les failles. Il n'y a donc rien à vérifier dans un fait qu'il aurait produit, puisqu'on lui interdit d'en produire.

``` Tu es relecteur hostile. Ton travail n'est pas d'encourager, c'est de trouver ce qui ne tient pas. Voici mon brouillon : [colle le texte]. Relève, en citant la phrase exacte :

  • les affirmations non étayées (un chiffre sans source, une tendance sans preuve) ;

  • les phrases qui ne disent rien (celles qui resteraient vraies pour n'importe quel concurrent) ;

  • les promesses sans preuve derrière ;

  • les répétitions d'idée d'un paragraphe à l'autre.

Ne réécris rien. N'ajoute aucun fait. Classe tes remarques de la plus grave à la plus mineure. ```

À vérifier : qu'il cite tes phrases. S'il paraphrase, il commente un texte qu'il a reconstruit.

4. Proposer des ancres de maillage interne

À coller avec : ta liste d'URLs, chacune résumée en une ligne.

``` Contexte : [entreprise], [offre], [cible]. Voici mes URLs avec leur sujet en une ligne : [colle la liste]. Voici l'article que je publie : [colle le texte ou le plan]. Propose 5 liens internes maximum vers des URLs de ma liste. Pour chacun : l'URL cible, l'ancre (3 à 6 mots, descriptive, jamais « cliquez ici » ni « en savoir plus ») et la phrase exacte de mon texte où l'insérer. N'invente aucune URL absente de la liste. Si moins de 5 liens sont pertinents, donnes-en moins. Sortie : tableau URL cible | ancre | phrase d'accueil. ```

À vérifier : chaque URL existe dans ta liste. Les URLs plausibles mais inexistantes sont un grand classique.

5. Produire titles et metas en série

À coller avec : un tableau URL / requête cible / promesse de la page.

``` Tu es consultant SEO senior. Contexte : [entreprise], [cible]. Voici mes pages : [colle le tableau URL | requête cible | promesse en une phrase]. Pour chaque ligne, rédige un title et une meta description. Cibles de travail, pas des règles : environ 60 caractères pour le title, environ 155 pour la meta. Contraintes : la requête cible apparaît dans le title de façon naturelle ; aucun superlatif (meilleur, n° 1, incontournable) ; aucun chiffre qui ne figure pas dans ma promesse ; la meta décrit ce que la page fait, pas ce que le secteur promet. Indique le nombre de caractères entre parenthèses après chaque proposition. Sortie : tableau URL | title (nb) | meta (nb). ```

À vérifier : recompte les caractères, le comptage annoncé par le modèle est une estimation, pas une mesure. Et sache d'où viennent ces cibles : d'une convention de métier, pas d'une règle Google. La documentation Search Central ne fixe aucune limite de longueur — ni pour le title link (mise à jour du 10 décembre 2025), ni pour le snippet (20 avril 2026). Les deux pages disent la même chose : l'affichage est tronqué dans les résultats de recherche « généralement pour s'adapter à la largeur de l'appareil ». Et la page consacrée au title link ajoute que si Google détecte un problème sur la page, il peut générer lui-même un autre title link. Un cadrage rédactionnel, donc, pas un critère de conformité.

6. Générer les questions d'une FAQ à partir de vraies questions

À coller avec : des verbatims support, des questions posées en rendez-vous, des requêtes longue traîne remontées par tes outils.

``` Voici des questions réellement posées par nos clients et prospects : [colle les verbatims]. Voici des requêtes longue traîne remontées par mes outils : [colle la liste]. 1. Regroupe-les par intention commune. 2. Reformule chaque groupe en une question unique, dans les mots du client, pas dans notre jargon. N'ajoute aucune question qui ne vienne pas des éléments collés. Ne rédige pas les réponses. Sortie : tableau question reformulée | verbatims sources | nombre d'occurrences. ```

À vérifier : chaque question doit être traçable jusqu'à un verbatim. Une question sans source ne correspond à aucune demande réelle.

Les trois demandes à ne jamais faire

« Écris-moi un article de 1 500 mots optimisé sur X. » Tu récupères la moyenne de ce qui est déjà publié sur le sujet, soit exactement le texte qui n'apporte rien à une SERP saturée. Le problème n'est pas l'assistance IA, c'est l'absence d'apport : la doc Google sur le contenu génératif (mise à jour du 10 décembre 2025) vise le fait de « générer de nombreuses pages sans apporter de valeur aux utilisateurs », qu'elle rattache à sa politique anti-spam sur le contenu produit à l'échelle — pas l'outil qui les a écrites. À faire à la place : le modèle rédige à partir de ton angle et de tes données, ou il ne rédige pas.

« Donne-moi les mots-clés à fort volume et faible concurrence. » Il te sortira le tableau. Volumes ronds, colonne difficulté, air de sérieux total. Ces chiffres sont générés, pas mesurés — et c'est leur plausibilité qui les rend dangereux, parce que rien ne te signale l'invention au moment où tu les colles dans une reco client. À faire à la place : sors les volumes d'un outil qui les mesure, colle-les dans le prompt, demande le tri.

« Audite mon site : [URL]. » Le malentendu tient en un mot : lire n'est pas crawler. La documentation OpenAI sur ses robots (consultée le 6 août 2026) explique que ChatGPT « peut visiter une page web avec un agent ChatGPT-User », lequel « n'est pas utilisé pour crawler le web de façon automatique ». Selon la configuration, il lira donc la page que tu lui indiques — ou rien du tout, et commentera ce qu'il déduit de l'adresse. Dans les deux cas il ne parcourt pas ton site, n'a ni tes logs ni ta Search Console, et rend une lecture de surface. Pour savoir ce qui bloque réellement, il te faut un vrai audit : crawl, logs, Search Console. Le modèle intervient après, pour trier et hiérarchiser ce que l'audit a trouvé.

Vérifier la sortie avant de publier

Court, non négociable, valable pour tout ce qui sort sous ton nom ou celui d'un client.

  • Tout chiffre : sourcé ou supprimé. Pas de troisième option, et « ça a l'air juste » n'en est pas une.

  • Toute étude citée : ouverte et lue. Les modèles produisent des références d'apparence crédible — titre, auteur, année, URL — qui peuvent ne renvoyer nulle part. Traite-les comme fausses par défaut jusqu'à ce que le lien s'ouvre sur le document annoncé.

  • Toute affirmation sur un concurrent : vérifiée sur son site. Une fonctionnalité, un positionnement, un prix : tu vas le voir de tes yeux.

  • Relance = nouvelle vérification. La sortie n'est pas garantie stable : le même prompt lancé deux fois peut ne pas donner le même texte. Ce que tu as vérifié sur la première génération ne couvre pas la seconde.

La règle qui résume les quatre : si tu ne peux pas défendre une phrase en réunion client, elle ne sort pas. C'est un contrôle que l'outil ne fera pas à ta place.

Le même ChatGPT juge aussi ta marque

Tout ce qui précède concerne les prompts que tu écris. Ils touchent ta productivité.

Ceux qui touchent ton chiffre d'affaires, ce sont ceux que tes prospects écrivent. « Quelle agence pour [ton métier] », « meilleur logiciel de [ta catégorie] », « qui fait ça bien en France ». Sur ces prompts-là, tu n'as pas la main sur la formulation. Tu n'as que le résultat : ta marque est absente, mentionnée au milieu d'une liste, ou recommandée en premier nom. C'est l'échelle que nous utilisons dans nos audits Oracle, qui tournent sur 5 000 prompts.

Ce déplacement n'est pas une redéfinition du référencement : on a détaillé la différence entre GEO et SEO ailleurs, et mesurer ta visibilité dans l'IA est un sujet à part entière.

Ce que tu peux faire tout de suite : regarder où tu en es. Notre scan interroge jusqu'à quatre moteurs — ChatGPT, ChatGPT Search, Gemini et Perplexity. Tu ne saisis aucune requête — tu donnes ton domaine et ton secteur, et le scan lance des prompts prédéfinis pour ce secteur. Il te rend un verdict moteur par moteur : absent, mentionné ou recommandé. Gratuit et sans compte pour le verdict ; la liste des concurrents cités et les domaines sources passent par un formulaire. Compte moins de deux minutes.

[Scanner ma visibilité IA](/scan)

Questions fréquentes

ChatGPT peut-il remplacer un outil SEO ?

Non, parce qu'il ne mesure rien. Volumes, positions, backlinks, trafic : ce sont des données collectées, et il n'y a pas accès. Ce qu'il fait bien, c'est raisonner, trier et mettre en forme les données que tu lui apportes. Garde tes outils pour les chiffres, utilise-le pour ce que tu en fais.

Peut-il me donner les volumes de recherche d'un mot-clé ?

Non. Il produira quand même un tableau de volumes, avec des chiffres ronds et crédibles : ils sont générés, pas mesurés. Le piège tient à ce que rien dans la réponse ne signale l'invention — le tableau inventé a exactement l'allure du tableau mesuré. Sors les volumes d'un outil, puis colle-les dans le prompt.

Un article écrit par ChatGPT peut-il bien se positionner ?

La question n'est pas l'origine du texte, c'est ce qu'il apporte. Un brouillon produit sans tes données est une moyenne de ce qui existe déjà sur la SERP : il n'ajoute rien, donc il n'a pas grand-chose pour passer devant. Fais-lui structurer et critiquer ton angle, pas le remplacer.

Quelle différence entre un prompt SEO et le prompt tracking ?

Le sens du mot change de camp. Un prompt SEO, c'est l'instruction que tu écris pour abattre ton travail. Le prompt tracking, c'est le suivi des questions que tes prospects posent aux moteurs IA. Le premier touche ta productivité, le second ton chiffre d'affaires. On traite le second en détail dans mesurer ta visibilité dans l'IA.

Comment savoir si ChatGPT recommande ma marque ?

En le mesurant moteur par moteur, sur des prompts proches de ceux de tes prospects. Le scan Botanik interroge jusqu'à quatre moteurs — ChatGPT, ChatGPT Search, Gemini et Perplexity — à partir de ton domaine et de ton secteur, et te rend un verdict par moteur : absent, mentionné ou recommandé. Gratuit et sans compte pour le verdict, en moins de deux minutes. C'est le point de départ avant toute décision.